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Consegna del Rescritto di fondazione

all'Oratorio di Dijon

 

 

Panorama di Dijon - Padri Matthiew Delestre, Raphaël Clément (Preposito)

e Bruno Dufour - Chiesa di S.te Jeanne d’Arc

 

Roma, 15 ottobre 2011

 

Il P. Procuratore Generale, in visita alla Congregazione dell’Oratorio di Dijon (Francia), nel corso della solenne celebrazione da lui presieduta nella chiesa di S.te Jeanne d’Arc, consegna ufficialmente il Rescritto con cui la Sede Apostolica lo scorso 15 luglio ha eretto canonicamente la nuova Congregazione.

Insieme al Vicario Generale dell’arcidiocesi e a numerosi sacerdoti diocesani, prendono parte alla celebrazione anche il Preposito e i Padri dell’Oratorio di Nancy e alcuni sacerdoti appartenenti a Progetti e a Comunità francesi in cammino di formazione oratoriana.

Nella mattinata del 17 il P. Procuratore Generale rende visita a S. E. R. mons Roland Minnerath, Arcivescovo di Dijon, il quale, in dicembre, celebrerà la S. Messa solenne di ringraziamento per l’avvenuta fondazione canonica della Congregazione.

 

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Omelia del P. Procuratore Generale

 

Très chers Frères dans l’Oratoire et dans le Sacerdoce,

Chers frères et sœurs,

Loué soit Jésus-Christ !

 

1. J’ai eu il y a peu la joie de remettre à cette communauté le Rescrit Apostolique par lequel le Saint Père Benoît XVI a érigé canoniquement la Congrégation de l’Oratoire de Dijon, laquelle devient ainsi la 83ème des Congrégations actuelles, présentes en de nombreux pays et réunies dans la Confédération Oratorienne.

Alors que je remettais ce Document, je n’ai pas peu m’empêcher de revenir par la pensée à l’heureux moment par lequel, il y a déjà 15 ans, en la fête de Saint François de Sales, j’eu la joie de remettre le Rescrit à la Congrégation de Nancy, de laquelle proviennent les trois Pères qui maintenant constituent ce nouvel oratoire. Celui de Nancy était le premier Oratoire né en terre de France dans les temps modernes; au cours de son bref chemin il a grandi, et voici encore une seconde fondation qui exprime le désir de mettre ses forces, même petites, au service de l’Eglise : expression de l’amour du Christ, de communion avec Lui présent et vivant et de la conviction profonde que Lui – je le dis avec les paroles de Soloviev – est «ce que nous avons de plus cher. Lui seul et tout ce qui vient de Lui, parce qu’en Lui habite la plénitude de la divinité».

 

2. Le souhait que j’adresse à la jeune communauté de l’Oratoire de Dijon est de continuer avec la générosité et la fidélité dont nous a parlé la collecte de la Sainte Messe : «Dieu tout-puissant et éternel, crée en nous un cœur généreux et fidèle».

 

«Crée en nous!»

Fidélité et générosité fleurissent dans un cœur nouveau, qui est l’œuvre de Dieu.

Nous offrons le peu que nous avons: comme dans le Saint Sacrifice de la Messe nous présentons le pain et le vin, «fruit de la terre et de notre travail», mais c’est Dieu qui accomplit le prodige de la transformation; comme le petit garçon qui offre ses pauvres pains et poissons, mais c’est le Christ qui, prenant ce don dans Ses Mains, le rend capable de rassasier à la multitude…

Au commencement de l’œuvre de l’homme, il y a Dieu, avec Sa Bonté et Sa mystérieuse Providence. Il n’a pas besoin de nos œuvres, mais Il daigne en avoir besoin, par un acte d’amour : Il daigne en avoir besoin parce qu’Il nous aime et nous appelle à collaborer avec Lui.

Je pense que ce nouvel Oratoire aussi qui naît canoniquement à Dijon doit se lire dans ce mystérieux appel de Dieu qui demande que l’on mette à disposition ce qu’il y a, ce qui a été reçu.

Et alors notre première attitude est la gratitude, de laquelle « générosité » et « fidélité » sont l’expression.

 

Mais le «cœur généreux et fidèle» que la prière collecte nous a fait demander nous rappelle aussi le cœur du Père Philippe: le cœur mystérieusement comblé du feu du Saint Esprit qui flamba dans la poitrine du saint de l’âge de 29 ans à la fin de ses jours terrestres.

Ce feu du Saint Esprit, donné à Philippe Néri, est un signe éloquent de ce que le Seigneur demandait aux fils de l’Eglise.

Peu après, Philippe sera ordonné prêtre, il servira le peuple de Rome dans l’administration des sacrements, en particulier celui de la Confession, et il donnera à la Ville – comme l’affirmait l’historien français Brémont – un visage nouveau : la nouveauté qui est une adhésion rénouvelée de foi et d’amour à Jésus-Christ présent «hier, aujourd’hui et toujours» (Hb 13,8).

Aujourd’hui encore, ce dont nous avons un besoin urgent, c’est ce cœur nouveau!

C’est un don que nous demandons pour tous, mais en cet instant, en particulier, nous le demandons pour les Pères de l’Oratoire de Dijon, lequel, de manière significative, a été érigé – comme l’atteste la date du Rescrit Apostolique – en le quatre-cent-trente-sixième anniversaire de la reconnaissance donnée par le Pontife Romain au premier Oratoire, celui du Père Philippe, à Rome.

 

3. Avec les paroles de l’Apôtre Paul – qui retentissent dans le seconde lecture – j’ose dire: «Nous rendons grâce à Dieu à cause de vous tous».

Oui, «nous rendons grâce», parce qu’un nouvel Oratoire est un don; le projet de la fondation maintenant arrivé à son but est un don; c’est un don cette volonté des Pères Raphaël, Bruno et Matthiew d’établir entre eux un lien encore plus étroit que celui qu’ils avaient déjà dans leur communauté oratorienne de Nancy.    

Que pouvons-nous leur souhaiter de plus qu’un cœur «généreux et fidèle», que nous leur avons déjà souhaité ?

Je tirerai un dernier souhait de la page de l’Evangile qui a été proclamé dans cette liturgie dominicale: qu’ils sachent toujours exprimer dans leur vie et dans leur apostolat le primat de Dieu : «A César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu!».

 

Qu’ils sachent exprimer ce primat de Dieu par leurs choix, par l’établissement de leur travail pastoral, par un service qui privilégie les choses vraiment essentielles dans la vie du prêtre, et aussi par leur vie vécue communautairement, selon le style de l’Oratoire de Saint Philippe Néri!

 

Les prêtres sont appelés à présider la communauté et donc la communion, et en conséquence ils doivent la vivre en tout premier lieu, surtout avec ceux qui partagent la même responsabilité. La communion, nous le savons, n’est pas seulement une unité d’entente générale, ni seulement l’unité de doctrine: elle passe aussi à travers le secret des cœurs, où habite l’Amour de Dieu qui nous a rejoint en Jésus-Christ. Cette communion-là se vit concrètement dans la vie quotidienne avec les autres hommes, qui sont pour nous, avant tout, nos confrères, comme les laïcs la vivent avant tout dans leur propre famille…

 

Qu’il me soit permis de conclure en citant un passage du discours du Saint Père Benoît XVI (12 février 2011) à une société de vie apostolique :

«Quelle est la place de la vie commune dans l’expérience sacerdotale?» demande le Saint Père, et il répond : «La vie commune est une expression du don du Christ qu’est l’Eglise, et est préfigurée dans la communauté apostolique, qui a donné lieu aux prêtres. Aucun prêtre en effet n’administre quelque chose qui lui est propre, mais il participe avec les autres frères à un don sacramentel qui vient directement de Jésus. La vie commune exprime ainsi une aide que le Christ donne à notre existence, en nous appelant, à travers la présence des frères, à une configuration toujours plus profonde à sa personne. Vivre avec les autres signifie accepter la nécessité de sa propre conversion continuelle, et surtout découvrir la beauté d’un tel chemin, la joie de l’humilité, de la pénitence, mais aussi de la conversation, du pardon, du soutien mutuel. […] Dans la compagnie du Christ et des frères, chaque prêtre peut trouver les énergies nécessaires pour prendre soin des hommes, pour prendre en charge les besoins spirituels et matériels qu’il rencontre, pour enseigner avec des paroles toujours neuves, dites par amour, les vérités éternelles de la foi desquelles nos contemporains aussi ont soif».

 

Bonne route aux Pères de l’Oratoire de Dijon et bonne route avec eux aux paroissiens et aux membres de l’Oratoire séculier!

 

Loué soit Jésus-Christ!

 

(traduzione italiana)

 

Carissimi Confratelli nell’Oratorio e nel Sacerdozio,

carissimi Fratelli e Sorelle,

Sia lodato Gesù Cristo!

 

1. Ho avuto poco fa la gioia di consegnare a questa Comunità il Rescritto Apostolico con cui il Santo Padre Benedetto XVI ha eretto canonicamente la Congregazione dell’Oratorio di Dijon, la quale diventa così l’83.ma delle attuali Congregazioni presenti in molte Nazioni e riunite nella Confederazione Oratoriana.

Mentre consegnavo questo Documento, non ho potuto fare a meno di riandare con la mente al lieto momento in cui, 15 anni or sono, nella festa di S. Francesco di Sales, ebbi la gioia di consegnare il Rescritto alla Congregazione di Nancy, da cui provengono i tre Padri che ora costituiscono questo nuovo Oratorio. Quello di Nancy era il primo Oratorio nato in terra di Francia nei tempi moderni; nel corso del suo pur breve cammino è cresciuto, ed ecco ora una seconda fondazione che esprime il desiderio di mettere al servizio della Chiesa le proprie forze, anche se piccole: espressione di amore a Cristo, di comunione con Lui presente e vivo  e della convinzione profonda che Egli – lo dico con le parole di Soloviev –  è “quanto abbiamo di più caro. Lui solo e tutto quello che ci viene da Lui, poiché in Lui abita la pienezza della divinità”.

 

2. L’augurio che rivolgo al giovane Oratorio di Dijon è di continuare con la generosità e la fedeltà di cui ha parlato la preghiera colletta della S. Messa: “Dio onnipotente ed eterno, crea in noi un cuore generoso e fedele”.

 

Crea in noi”!

Fedeltà e generosità fioriscono in un cuore nuovo, che è opera di Dio.

Noi offriamo il poco che abbiamo: come nel Santo Sacrificio della Messa presentiamo il pane ed il vino, “frutto della terra e del nostro lavoro”, ma è Dio che compie il prodigio della trasformazione; come il piccolo ragazzo che offrì i suoi poveri pani e pesci, ma è Cristo che, prendendo tra le Sue Mani il dono, lo rese capace di bastare alla moltitudine…

All’inizio dell’opera dell’uomo c’è Dio, con la Sua Bontà e la Sua misteriosa Provvidenza. Egli non ha bisogno della nostra opera, ma si degna di averne bisogno per un atto di amore: si degna di averne bisogno perché ci ama e ci chiama a collaborare con Lui.

Penso che anche il nuovo Oratorio che canonicamente nasce qui a Dijon si debba leggere in questo misterioso appello di Dio che chiede di mettere a disposizione ciò che si è, ciò che si è ricevuto.

E, allora, il primo nostro atteggiamento è la gratitudine, di cui “generosità” e “fedeltà” sono espressione.

 

Ma il “cuore generoso e fedele” che la preghiera colletta ci ha fatto chiedere, ci richiama anche il cuore di Padre Filippo: il cuore misteriosamente ricolmato del fuoco dello Spirito Santo che divampò nel petto del santo dall’età di 29 anni fino al termine dei suoi giorni terreni.

Questa trasformazione del cuore di Filippo – lo sappiamo – avvenne in un momento particolare della storia della Chiesa: stava per aprirsi a Trento il Concilio che avrebbe determinato un vigoroso passo avanti nel cammino della Chiesa, mediante la saldezza della Dottrina riaffermata e mediante l’impulso di rinnovamento, di vera ed autentica riforma, di cui la Sposa di Cristo ha costantemente bisogno nel corso del suo pellegrinaggio terreno.

Quel fuoco dello Spirito, donato, a Filippo Neri è segno eloquente di ciò che il Signore chiedeva ai figli della Chiesa. 

Di lì a poco, Filippo sarebbe stato ordinato sacerdote, avrebbe servito il popolo di Roma nell’amministrazione dei Sacramenti, in particolare quello della Confessione, avrebbe dato all’Urbe – come afferma lo storico francese Brémont – un volto nuovo: la novità che è una rinnovata adesione di fede e di amore a Gesù Cristo presente “ieri, oggi e sempre” (Ebr., 13,8).

 

Anche oggi, ciò di cui abbiamo urgente bisogno è  questo cuore nuovo!

E noi lo chiediamo come dono per tutti, ma, in questo momento, in particolare, lo chiediamo per i Padri dell’Oratorio di Dijon il quale, significativamente, è stato eretto – come attesta la data del Rescritto Apostolico – nel 436.mo anniversario del riconoscimento dato dal Romano Pontefice al primo Oratorio, quello di Padre Filippo, a Roma. 

 

3. Con le parole dell’Apostolo Paolo – risuonate nella seconda Lettura – sento di poter dire: “Noi rendiamo grazie a Dio per voi”.

Sì, “rendiamo grazie a Dio”, perché un nuovo Oratorio è un dono; il progetto della fondazione ora giunto al suo traguardo è un dono; è un dono la volontà dei padri Raphael, Bruno e Matthiew di stringere fra loro un legame ancor più stretto di quello che già avevano nella loro comunità oratoriana di Nancy.

 

Che cosa possiamo augurare loro, oltre al cuore “generoso e fedele” che già abbiamo augurato?

Traggo l’ultimo augurio dalla pagina del Vangelo che è stata proclamata in questa Liturgia domenicale: che essi sappiano esprimere sempre nella loro vita e nel loro stesso apostolato il primato di Dio: “A Cesare ciò che è di Cesare, a Dio ciò che è di Dio”!

 

Che sappiano esprimere questo primato di Dio con le loro scelte, con l’impostazione del loro lavoro pastorale, con un servizio che privilegia le cose davvero essenziali nella vita del sacerdote, e anche con la loro vita vissuta comunitariamente, secondo lo stile dell’Oratorio filippino!

 

I preti sono chiamati a presiedere la comunità e quindi la comunione, ed essi per primim quindi, la debbono vivere, anzitutto con coloro che condividono in primis la stessa responsabilità. La comunione, lo sappiamo, non è solo l’unità generica di intenti, non solo l’unità della dottrina: essa passa anche attraverso il segreto dei cuori, dove abita l’Amore di Dio che ci ha raggiunto in Gesù Cristo. Questa comunione la si vive concretamente nella vita quotidiana con gli altri uomini, che per noi sono anzitutto i nostri confratelli, come i laici la vivono anzitutto con la propria famiglia...

 

Mi sia permesso di concludere citando un passo del discorso del Santo Padre Benedetto XVI (12 febbraio 2011) ad una società di vita apostolica:

“Qual è il posto della vita comune nell’esperienza sacerdotale?” si chiede il Santo Padre, e risponde: “La vita comune è espressione del dono di Cristo che è la Chiesa, ed è prefigurata nella comunità apostolica, che ha dato luogo ai presbiteri. Nessun sacerdote infatti amministra qualcosa che gli è proprio, ma partecipa con gli altri fratelli a un dono sacramentale che viene direttamente da Gesù. La vita comune perciò esprime un aiuto che Cristo dà alla nostra esistenza, chiamandoci, attraverso la presenza dei fratelli, ad una configurazione sempre più profonda alla sua persona. Vivere con altri significa accettare la necessità della propria continua conversione e soprattutto scoprire la bellezza di tale cammino, la gioia dell'umiltà, della penitenza, ma anche della conversazione, del perdono vicendevole, del mutuo sostegno. […] Nella compagnia di Cristo e dei fratelli ciascun sacerdote può trovare le energie necessarie per prendersi cura degli uomini, per farsi carico dei bisogni spirituali e materiali che incontra, per insegnare con parole sempre nuove, dettate dall'amore, le verità eterne della fede di cui hanno sete anche i nostri contemporanei”.

 

Buon cammino ai Padri dell’Oratorio di Dijon e buon cammino con loro anche ai parrocchiani e ai membri dell’Oratorio secolare!

 

Sia lodato Gesù Cristo!

 

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