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Oratorio di Hyères - Consegna del Rescritto

 

 

Roma, 5 giugno 2012

 

Il P. Procuratore Generale visita oggi e domani la Congregazione dell’Oratorio di Hyères (Francia) e, nel corso della S. Messa di ringraziamento presieduta da S.E.R. mons. Dominique Rey, Vescovo di Fréjus-Toulon, consegna ufficialmente il Rescritto con cui la Sede Apostolica ha canonicamente eretto, il 26 maggio scorso, la nuova Congregazione e trasmette la Benedizione Apostolica di Sua Santità.
 

Ai numerosi fedeli, religiosi, sacerdoti della diocesi, padri oratoriani di Nancy e di Dijon e membri delle comunità oratoriane in formazione, che hanno gremito l'antica chiesa di St. Louis, sede della Congregazione, il P. Procuratore Generale ha rivolto l’omelia che Sua Eccellenza gli ha chiesto di tenere e che di seguito riportiamo.

 

> Foto della S. Messa di ringraziamento
 

 

 



Omelia del P. Procuratore Generale
nella S. Messa presieduta da S. E. Rev.ma mons. Dominique Rey

 

Hyères, 6 giugno 2012

 


 

Chers frères et sœurs, loué soit Jesus Christ !

1. Je remercie de tout cœur Son Excellence Monseigneur l’évêque, qui a gentiment voulu me charger de faire l’homélie en cette messe d’action de grâce, qu’il préside à l’occasion de la reconnaissance canonique donnée par le Saint Siège à la nouvelle Congrégation de l’Oratoire de Hyères le jour de la solennité de Saint Philippe Néri, le 26 mai dernier.
 

Mais auparavant, je ressens le devoir de remercier Son Excellence pour la paternité avec laquelle il a accompagné le cheminement de cette jeune communauté, depuis le jour où, il y a une dizaine d’année, il a donné à quelques uns de ses prêtres la possibilité de mener un sérieux discernement sur la vocation oratorienne, à travers l’expérience de la vie communautaire, et à la lumière des constitutions de l’Oratoire.
 

C’est justement cette année le quatre-centième anniversaire de l’approbation pontificale de ces Constitutions. Une histoire, donc - celle de l’Oratoire de Saint Philippe Néri - qui vient de loin… Elle vient de l’époque fervente, et non exempte de difficultés, des premiers temps qui suivirent le concile de Trente, quand la Réforme catholique, mise en route dans le cœur de l’Eglise bien avant le Concile lui-même, commença à produire ses fruits. On vit en effet une extraordinaire floraison de sainteté, la sainteté qui est le témoignage le plus haut et le plus crédible de la vraie réforme de l’Eglise, dont celle-ci a constamment besoin.
 

La Congrégation de l’Oratoire, qui avait débuté au stade embryonnaire en 1564 – c’est à dire la première année après la clôture du Concile de Trente – fut érigée canoniquement par Grégoire XIII en 1575, au cœur de la première Année Sainte postconciliaire ; le Souverain Pontife donna mandat de rédiger les Constitutions, et la communauté les élabora jusqu’en 1612, alors qu’un certain nombre de nouvelles communautés étaient déjà apparues dans diverses parties de l’Italie, et avaient commencé à se former également par ici,grâce à la présence du père Giovanni Francesco Bordini, nommé évêque de Cavaillon en 1592, et du père Francesco Maria Tarugi, nommé évêque d’Avignon peu de temps après. Tous deux étaient disciples de Saint Philippe, et le deuxième était spécialement apprécié de saint Philippe, qui avait pensé à lui pour être son successeur dans le gouvernement de la Congrégation.
 

La Congrégation qui naquit alors présenta dès le début le visage d’une communauté de prêtres profondément spirituels et totalement dévoués au Christ dans l’exercice de leur ministère; vivant une vie familiale fondée sur l’attention et le respect de chacun, chaque personnalité étant vue comme une valeur à faire croître dans le bien, et à former à la lumière de l’Esprit, dans une attitude responsable de liberté authentique, qui non seulement ne s’oppose pas à la progression commune, mais devient une richesse à l’intérieur de la communauté ; une famille bien ordonnée de prêtres qui ne sont pas liés par des vœux religieux, mais vivent l’esprit des vœux dans une vie séculière que l’on peut définir comme une disposition de l’âme à percevoir les inquiétudes de l’homme en vivant dans le monde pour y annoncer l’Evangile sans y être étranger, ni faire preuve d’un paternalisme dédaigneux.
 

C’est encore cela aujourd’hui, le visage de la Congrégation de l’Oratoire, si elle reste fidèle au charisme suscité dans l’Eglise il y a plus de quatre siècles, par le Saint Esprit, à travers la vie et l’œuvre de Saint Philippe. Et c’est cette fidélité que nous souhaitons aussi à la nouvelle Congrégation oratorienne, qui naît officiellement aujourd’hui à Hyères, dans la communion à l’Evêque, et par décision du Siège Apostolique, comme en fait foi le Rescrit que j’ai eu l’honneur de transmettre.

2. Fidélité au charisme approuvé per l’Eglise!
 

Pour mieux le comprendre, nous regardons aujourd’hui vers notre Père Philippe, dont nous avons célébré, il y a quelques jours, la fête annuelle.
 

Qu’il me soit permis de reprendre quelques réflexions que j’ai proposées aux fidèles de Rome, à l’occasion de la fête de Saint Philippe, qui coïncidait en partie, cette année, avec la solennité de la Pentecôte: les secondes vêpres et la messe vespérale du 26 mai dernier ont effectivement laissé la place aux premières célébrations de la Pentecôte, et cette coïncidence a montré avec encore plus d’évidence l’identité de notre saint, qui avec la Pentecôte a un rapport tout spécial.
 

C’est justement dans l’imminence de cette fête, qu’il reçu dans les catacombes de Saint Sébastien un don extraordinaire : tandis qu’il priait, lui fut «dato Spirito» – donné l’Esprit –, comme lui-même en témoigna ; un globe de feu lui pénétra le cœur, le dilatant et imprimant en lui un élan d’amour, qui le fera tressaillir jusqu’à la fin de sa fin. «Basta, basta, più non posso» – ça suffit, ça suffit, je n’en peux plus! – était obligé de dire Philippe, quand l’irruption de ce feu le brûlait, même physiquement, et que son âme était pleine d’une joie bien plus grande qu’une joie terrestre, parce que c’était une joie paradisiaque, que la créature humaine, dans la finitude de sa condition terrestre, peine à supporter, et se voit défaillir.
 

C’était au printemps 1544 que ceci arriva ; Philippe avait 29 ans, et était laïc. Il ne sera ordonné prêtre que sept ans plus tard. Dans la ville de Rome il vivait intensément sa vie de foi et de charité… Le Seigneur le préparait à devenir l’Apôtre de Rome pour les temps nouveaux.
 

L’Eglise avait entrepris de façon décidée un processus de renouvellement. L’année précédente, en 1543, s’était ouvert le concile de Trente, qui tracerait par ses décrets un virage énergique pour la vie ecclésiale, et pour la vie ecclésiastique… Mais il fallait des hommes et des femmes qui accueillent cet encouragement, car les réformes – nous le savons – ne deviennent pas réalité sur le papier, mais dans la vie des personnes qui changent, qui se renouvellent, comme l’a dit merveilleusement, à notre époque, la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta à un journaliste qui lui demandait : «Qu’est-ce qui doit changer dans l’Eglise?». «You and me» : toi et moi, répondit mère Teresa!
 

Cette supplication au Seigneur qu’il lui donne l’Esprit, exprimait chez saint Philippe la disponibilité à devenir un homme nouveau. Son parcours était déjà commencé depuis des années, mais Philippe comprenait que la volonté et l’effort humain ne suffisent pas : il faut demander l’intervention de Dieu; et cette supplication, cette insistante prière, est ce qui prépare le terrain à la naissance de la nouveauté…
 

Le don de Dieu lui parvint de manière extraordinaire ; mais ce caractère extraordinaire avait seulement pour but de mieux faire prendre conscience que le don est pour tous, pour tous ceux qui le désirent et le demandent sincèrement.
 

Et le don de l’Esprit est une nouveauté qui investit toute la vie, la vie de tous les jours, celle qui change, non parce que changent les circonstances et les situations, mais parce que le cœur de celui qui les affronte se transforme!
 

Ce don, Philippe le demandait instamment, vivant sa foi comme laïc et exerçant la charité envers tous, les pauvres en moyens matériels, mais aussi les pauvres de vie spirituelle, tous ceux qui avaient besoin d’un coup de main pour être remis en marche…
 

Combien cela nous est-il nécessaire aujourd’hui aussi – à tous: à nous croyants et aux si nombreuses personnes qui semblent ne plus l’être – il est évident dans notre société, où germent continuellement de nouveaux rameaux d’une plante vénéneuse qui donne des fruits empoisonnés…, celle dont parlait un illustre Vicaire de Rome, le cardinal Camillo Ruini, quand il disait : «passé le siècle de l’athéisme, il s’ouvre en Occident celui du cynisme: un adversaire peut être moins provocant, mais plus sournois».
 

Le cynisme, qui est diabolique, se revêt de bon sens, de sens du concret, de sens pratique, et lentement il étrangle la moralité, la conscience, nous renfermant dans l’égoïsme, éteignant en nous l’Esprit. Cette célèbre boutade d’Oscar Wilde est bien connue : « Qu’est-ce qu’un cynique? C’est quelqu’un qui connaît le prix de chaque chose, mais la valeur d’aucune». Les sentiments, les réalités spirituelles, les vertus morales sont méprisées: diligent pour tout ramener à soi et à ses projets, le cynique piétine tout de la vie.
 

Nos saints – qui se sont laissés habiter par l’Esprit Saint – resplendissent à nos yeux comme leur exact contraire: ce sont des hommes vrais, capables d’affronter le don de la vie, dans le bien et dans le mal, dans la joie et dans la souffrance; des hommes humbles qui ne poursuivent pas leur propre projet, mais celui de Dieu, et qui reconnaissent que tout est don, même la bonne volonté, même l’effort de l’homme qui y met du sien…
Tout est don, et tout est vécu par eux dans la gratuité!
 

Une marque que cette dimension fondamentale est accueillie et vécue par les disciples du Christ est la sagesse, telle qu’elle a été présentée dans la première lecture (Sap7,7-14) ; l’est aussi la joie, dont l’apôtre a parlé dans la seconde (Phil 4, 4-9). Et la source de la sagesse et de la joie se trouve dans l’attitude recommandée par le Seigneur dans l’Evangile (Jo 15, 1-8) : «Demeurez en moi […] comme les sarments dans la vigne».
 

Pour Philippe Néri, notre père et maître sur le chemin, Jésus Christ n’est pas simplement une référence, même importante: il est le centre de tout, la présence de l’Emmanuel – Dieu avec nous, qui arrache l’existence humaine à la vanité, lui donne une vraie consistance, et en révèle la signification authentique. Notre saint répétait constamment: «Celui qui veut autre chose que le Christ ne sait pas ce qu’il veut, et celui qui veut autre chose que le Christ ne sait pas ce qu’il demande.Vanitas vanitatum et omnia vanitas [vanité des vanités, tout est vanité], sauf le Christ» ; à sa nièce sœur Maria Anna Trevi il écrivait : «Que Dieu vous donne la grâce de vous concentrer tellement dans son divin amour, et d’entrer si profondément dans la plaie de son côté, dans la source vive de la sagesse du Dieu fait homme, que votre amour propre soit anéanti, et qu’il vous soit impossible de retrouver la route pour en ressortir»; et il disait que « s’il y avait que dix personnes à ne vouloir que le Christ, il aurait assez de cœur pour convertir le monde entier».

Excellence Révérendissime,
Chers Pères et Frères de l’Oratoire de Hyères,
Chers amis,
Loué soit Jesus Christ!
 



Testo in italiano

 

Carissimi Fratelli e Sorelle, Sia lodato Gesù Cristo!

1. Ringrazio di cuore Sua Eccellenza Mons. Vescovo che amabilmente ha voluto assegnare a me l’incarico di tenere l’omelia in questa S. Messa di ringraziamento, da lui presieduta in occasione del riconoscimento canonico concesso dalla Sede Apostolica alla nuova Congregazione dell’Oratorio di Hyères nel giorno stesso della solennità di San Filippo Neri, lo scorso 26 maggio.
 

Ma, prima ancora, sento il dovere di ringraziare Sua Eccellenza per la paternità con cui ha accompagnato il cammino di questa giovane comunità fin dal giorno in cui, una decina d’anni fa, ha concesso ad alcuni suoi sacerdoti la possibilità di un impegnativo discernimento sulla vocazione oratoriana attraverso l’esperienza della vita comunitaria alla luce delle Costituzioni filippine.
 

Proprio quest’anno ricorre il quattrocentesimo anniversario dell’approvazione pontificia di tali Costituzioni. Una storia, dunque – quella dell’Oratorio di S. Filippo Neri – che viene da lontano...: viene dall’epoca fervida, e non priva di difficoltà, dei primi tempi del post-Concilio Tridentino quando la riforma cattolica – iniziata nel cuore della Chiesa ben prima del Concilio stesso – iniziò a dare i suoi frutti con una straordinaria fioritura di santità che della vera riforma della Chiesa – sempre necessaria – sono i testimoni più alti e più credibili.
La Congregazione dell’Oratorio, nata embrionalmente nel 1564, il primo anno dopo la chiusura del Concilio di Trento, fu canonicamente eretta da Gregorio XIII nel 1575, nel cuore del primo Anno Santo dell’epoca post-Tridentina; il Sommo Pontefice diede mandato di stendere le Costituzioni, e la comunità le elaborò fino al 1612, quando ormai non poche nuove comunità oratoriane erano sorte in diverse parti d’Italia ed avevano iniziato a costituirsi anche in queste terre, a partire dalla presenza del p. Giovanni Francesco Bordini, nominato vescovo di Cavaillon nel 1592, e del p. Francesco Maria Tarugi, nominato arcivescovo di Avignon poco dopo, entrambi discepoli di San Filippo, e il secondo amatissimo dal santo che aveva pensato a lui come suo successore nel governo della Congregazione.
 

La Congregazione che allora nacque presentò, fin dai suoi inizi, il volto di una comunità di preti profondamente spirituali e totalmente dediti a Cristo nell’esercizio del loro ministero; viventi una vita familiare impostata sull’attenzione ed il rispetto della singola persona, la cui indole propria è un valore da potenziare nel bene e da formare alla luce dello Spirito, in un atteggiamento responsabile di autentica libertà che non solo non si oppone al cammino comune, ma diventa ricchezza all’interno della Comunità; una ordinata famiglia di sacerdoti non legati da voti dei religiosi, ma viventi lo spirito dei voti, in una secolarità che possiamo definire disposizione d’animo a percepire le inquietudini dell’uomo stando nel mondo per annunciare il Vangelo senza estraneità e avvilenti paternalismi.
 

E’ questo il volto della Congregazione dell’Oratorio anche oggi, se essa rimane fedele al carisma suscitato dallo Spirito Santo nella Chiesa, più di quattro secoli fa, attraverso la vita e l’opera di San Filippo Neri. Ed è questa fedeltà ciò che noi auguriamo anche alla nuova Congregazione oratoriana che oggi ufficialmente nasce a Hyères nella comunione con il Vescovo e per decisione della Sede Apostolica, come fa fede il Rescritto che ho avuto l’onore di trasmettere.

2. Fedeltà al carisma approvato dalla Chiesa!
 

Per meglio comprenderlo, noi guardiamo oggi a Padre Filippo, la cui festa annuale abbiamo celebrato pochi giorni orsono.
 

Mi sia consentito riprendere alcune riflessioni che ho proposto ai fedeli di Roma, in occasione della festa di San Filippo, che ha coinciso in parte, quest’anno, con la solennità di Pentecoste: i Secondi Vespri e la Messa vespertina del 26 maggio hanno lasciato, infatti, il posto all’inizio della celebrazione della Pentecoste, e questa coincidenza ha messo in ancor maggior evidenza l’identità del nostro Santo che con la Pentecoste ha uno specialissimo rapporto.
 

Proprio nell’imminenza di questa festa, infatti, egli ricevette, nelle catacombe di S. Sebastiano, un dono straordinario: mentre pregava che gli fosse “dato spirito”, come egli stesso confidò, un globo di fuoco gli penetrò nel cuore dilatandolo e imprimendogli un moto d’amore che lo avrebbe fatto sussultare per il resto della sua vita. “Basta, basta, più non posso” era costretto a dire Filippo quando il divampare di quel fuoco lo scuoteva anche fisicamente e la sua anima era colma di una gioia eccessiva quaggiù sulla terra, perché gioia paradisiaca che la creatura umana, nella limitatezza della sua condizione terrena, fatica a sopportare ed ha la sensazione di venir meno…
 

Era la primavera del 1544 quando ciò accadde; Filippo aveva 29 anni ed era laico; sarebbe stato ordinato prete sono sette anni più tardi; viveva a Roma, intensamente, la sua vita di fede e di carità… Il Signore lo preparava a diventare l’Apostolo di Roma per i tempi nuovi.
 

La Chiesa aveva iniziato un deciso cammino di rinnovamento. L’anno precedente – 1543 – si era aperto il Concilio di Trento che avrebbe impresso con i suoi Decreti una svolta poderosa alla vita ecclesiale e a quella ecclesiastica… Ma occorrevano uomini e donne che accogliessero quell’impulso, poiché le riforme – lo sappiamo – non si attuano sulla carta, ma nella vita di persone che cambiano, che diventano nuove, come disse stupendamente, nei tempi nostri, la beata madre Teresa di Calcutta ad un giornalista che le chiedeva: “Che cosa deve cambiare nella Chiesa?”. “You and me”: tu e io, rispondeva madre Teresa!
 

Quel chiedere al Signore che “gli desse spirito”, era espressione in Filippo Neri della sua disponibilità a diventare uomo nuovo… Il suo cammino già da anni era iniziato, ma Filippo capiva che non bastano la volontà e lo sforzo umano: occorre chiedere l’intervento di Dio, e questo domandare, questa supplice preghiera, è ciò che prepara il terreno al sorgere della novità…
 

Il dono di Dio a lui fu dato in una forma straordinaria, ma questa straordinarietà ebbe solo lo scopo di rafforzare la consapevolezza che il dono è per tutti, p tutti quelli che lo desiderano e sinceramente lo domandano.
 

Ed è dono dello Spirito, una novità che investe la vita, la vita di ogni giorno, la quale cambia non perché cambiano le circostanze e le situazioni, ma perché cambia il cuore di chi le affronta!
 

Questo Dono Filippo domandava intensamente, vivendo da laico la sua fede e l’impegno della carità verso tutti, i poveri di mezzi materiali ma anche i poveri di vita spirituale, i tanti che avevano bisogno di un colpo d’ala che li rimettesse in movimento...
 

Quanto ci sia necessario anche oggi – a tutti: a noi credenti e ai tanti che paiono non più esserlo – è evidente nella nostra società, dove spuntano rami sempre nuovi di una mala pianta che dà frutti avvelenati…, quella di cui parlava un grande Vicario di Roma, il card. Camillo Ruini, dicendo: “Chiuso il secolo dell'ateismo, si apre in Occidente quello del cinismo: un avversario forse meno provocatorio ma più subdolo”.
 

Il cinismo – che è diabolico – si ammanta di buonsenso, di concretezza, praticità, e lentamente strangola la moralità, la coscienza, chiudendoci nell'egoismo, spegnendo lo Spirito che è in noi. È celebre la battuta di Oscar Wilde: «Che cosa è un cinico? Uno che sa il prezzo di ogni cosa e il valore di nessuna». I sentimenti, le realtà spirituali, le virtù morali sono disprezzate: pronto a finalizzare tutto a sé e ai suoi progetti, il cinico calpesta ogni cosa della vita.
 

I nostri Santi – che si sono lasciati abitare dallo Spirito – splendono davanti ai nostri occhi come l’esatto contrario: sono uomini veri, capaci di affrontare il dono della vita, nel bene e nel male, nella gioia e nella sofferenza; uomini umili che affermano non il proprio progetto, ma quello di Dio e riconoscono che tutto è dono, anche la buona volontà, anche l’impegno che l’uomo ci mette di suo…

3. Tutto è dono, e tutto dai nostri Santi è vissuto nella dimensione del dono!
 

Espressione di questa fondamentale dimensione accolta e vissuta dai discepoli di Cristo è la sapienza che ci è stata presentata nella prima lettura (Sap.7,7-14); è la gioia di cui ci ha parlato l’Apostolo nella seconda (Phil, 4, 4-9). E la sorgente di esse – sapienza e gioia – è quanto il Signore Gesù ci ha detto nel Vangelo (Jo, 15, 1-8): “Rimanete in me […] come tralci nella vite”.
 

Per Filippo Neri, nostro Padre e maestro nel cammino, Gesù Cristo non è soltanto un riferimento, sia pure importante: è il centro di tutto, la Presenza dell’Emmanule-Dio con noi che strappa alla “vanità” l’esistenza umana, la colma di consistenza e ne rivela l’autentico significato. Il nostro santo costantemente ripeteva: “Chi vuol altro che Christo non sa quel che vuole, e chi vuole altro che Christo non sa quel che domanda. Vanitas vanitatum et omnia vanitas [vanità di vanità, tutto è vanità], se non Christo”; alla nipote suor Maria Anna Trevi scriveva: “Dio vi dia gratia che vi concentriate tanto nel suo divino amore e che entriate tanto dentro la piaga del costato, nel fonte vivo de la sapientia del Dio humanato, che v’anneghiate voi stessa il proprio amore et non ritroviate mai più la strada da poterne uscir fuori”; e diceva che “se havesse avuto dieci persone che non volessero altro che Christo, gli bastava l’animo di convertir tutto il mondo”.

Eccellenza Reverendissima,
carissimi Padri e fratelli della Congregazione di Hyères,
amatissimi Fratelli e Sorelle tutti,
sia lodato Gesù Cristo!

 

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